Pour une 
"société civile mondiale"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

La peur d'un internet liberticide

    

"Internautes de tous les pays, unissez-vous!" Tel pourrait être le slogan des utilisateurs du "réseau des réseaux" face à sa privatisation croissante. En effet les multiples rapprochements entre les grandes entreprises de télécommunication et celles qui oeuvrent sur le net inquiètent les défenseurs d'un internet "citoyen" et vecteur de la liberté d'expression et d'action. On craint l'avilissement de l'esprit des pionniers du net.

Huit grands acteurs des futurs regroupements autour du net peuvent être recensés ( Courrier International n°484) :
 - Yahoo!, qui souhaiterait un rapprochement avec Disney;
 - Microsoft, même si ses démêlés avec la justice américaine pourraient remettre en question sa stratégie; 
 - AT&T qui devient le premier câblo-opérateur américain avec l'acquisition de Media One Group;
 - Disney, malgré les difficultés de son portail Go.com;
 - Viacom, qui a racheté CBS;
 - News Corp;
 - AOL, qui fait figure d'épouvantail après la fusion avec Time Warner;
 - et enfin Vodafone, qui vise le monde du sans-fil.

Mais outre ces acteurs privés, l'Etat peut aussi faire figure d'obstacle à la liberté sur la toile, notamment dans le cas d'Etats peu démocratiques. Certes ils ne peuvent empêcher la création de site dérangeants, mais ils peuvent mener une propagande souvent néfaste en matière de droits de l'homme ou d'action humanitaire.

Ainsi le gouvernement chinois a-t-il créer un site officiel sur les droits de l'homme afin de contrebalancer les sites d'ONG critiquant l'action du régime.
 

Si le net est un instrument de liberté, il peut aussi devenir "liberticide". Face à ce genre de périls, des individus et des associations à travers le monde appellent à une "société civile mondiale" sur le net.


 
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